Le stoemp : un plat typiquement bruxellois

Stoemp aux choux de Bruxelles
Stoemp aux choux de Bruxelles et lardons © Florence L.

Le stoemp est un met bruxellois traditionnel et populaire. On le trouve généralement comme accompagnement des spécialités belges comme les saucisses ou la carbonade. Mais il peut aussi constituer un plat à part entière.

Origine du stoemp

On retrouve des traces de la préparation du stoemp à Bruxelles depuis le XIXème. Il est cependant très probable qu’il existe depuis la culture de la pomme de terre en Europe. Son nom serait quant à lui d’origine flamande. Stoemp (qui se prononce « stoump ») est en effet la contraction de doorgestoempte patatjes, qui signifie pommes de terre écrasées.

Mais que met-on dans le stoemp, en plus de pommes de terres ? Comme beaucoup de plats à base de tubercules, il était autrefois très populaire dans les familles modestes. On y retrouvait donc des légumes comme les choux, les carottes, les oignons, les petits pois, et même les chicons.

Aujourd’hui, on déguste essentiellement le stoemp en accompagnement de saucisses, de boudin, de lard ou d’autres spécialités à base de viande comme la carbonade.

La recette du stoemp

Il n’existe bien sûr pas une recette de stoemp, mais bien plusieurs. Comme nous sommes à Bruxelles, nous avons bien sûr choisi de vous parler de la recette du stoemp aux choux de Bruxelles.

Pour cela, vous aurez besoin de pommes de terre (Binjte de préférence), de choux de Bruxelles, de lardons, beurre, moutarde, sel, poivre et muscade. Vous trouverez la recette tout simple sur ce site. Vous pouvez également y rajouter des oignons, de l’ail, du lait ou de la crème fraiche, du jus de viande, etc.

Stoemp saucisse
Le stoemp-saucisse de la Fleur en Papier Doré © Florence L.

Et vous pourrez également déguster de délicieux stoemps dans les restaurants de Bruxelles comme le Restobières (Définitivement fermé, malheureusement !) la Fleur en Papier Doré ou C’est bon, c’est belge, entre autres.

Pour l’anecdote, nous vous avions déjà raconté qu’Hergé avait parfois puisé son inspiration dans ce qui l’entourait pour écrire les aventures de Tintin. Et bien, en plus d’y trouver des monuments de Bruxelles, vous aurez également une petite surprise culinaire. En effet, dans Tintin chez les Picaros, le jeune reporter est invité à partager le repas des indiens Arumbayas. Et le plat très épicé qu’il découvre s’appelle du « stoumpô« …. la version indienne de notre stoemp ?

Florence L.

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